Troubles "psy" : antidépresseurs et anxiolytiques ou...produits naturels ?

Publié le par Jean-Marie Demarque

Si la psychothérapie en général, dans des cas bien déterminés comme par exemple les dépressions, s’appuie sur la médecine qui seule peut poser un « vrai » diagnostic et prescrire des médications appropriées, on est en droit, aujourd’hui où nous assistons à un retour au naturel qui dépasse de loin un simple phénomène de mode, de se demander si oui ou non les plantes ou leurs dérivés peuvent être utilisés aussi, soit en complément d’une psychothérapie, soit en complément d’une prescription médicale, soit, encore, en prévention.

Une question qui revient dans de nombreuses revues « de santé » et à propos de laquelle je ne peux qu’être prudent quant aux réponses possibles : il n’est pas question d’appeler à pratiquer une automédication ni à jouer les apprentis sorciers ! Plantes et dérivés de ces dernières ne sont pas du tout des éléments d’une « médecine douce » ! Leur efficacité est certaine et prouvée, et leur mésusage peut avoir des conséquences très graves, voire même fatales.

Avant d’utiliser quelque médicament que ce soit, chimique ou naturel, il convient d’abord de pouvoir diagnostiquer à coup sûr le mal dont on souffre. Et ce diagnostic ne peut, une fois encore, être posé QUE PAR UN MEDECIN ! Bien sûr, on peut « diagnostiquer » soi-même de petits « bobos » tels qu’un rhume ou une égratignure… Mais là aussi, si après traitement correct (un rhume ne se soigne pas vraiment !) les symptômes persistent plus de 24 heures, il faut obligatoirement consulter. (Des démangeaisons peuvent, par exemple, être un symptôme d’un dysfonctionnement hépatique !). Il va sans dire aussi qu'il est des cas où il faut consulter immédiatement, particulièrement dans tout ce qui touche de près ou de loin aux fonctions vitales. Quelqu'un qui a une douleur thoracique persistant plus de 20 minutes et résistant aux médicaments appropriés (trinitrine, cédocard, ...) doit être amené le plus vite possible aux urgences!

Cela semble couler de source, mais cela ne coûte rien de le souligner.

D'autre part, avant d’utiliser une plante médicinale ou un dérivé de plantes, attention aux contre indications et/ou aux interactions possibles : Ainsi le « simple » millepertuis (Hypericum perforatum) peut constituer un mélange détonant avec certains antidépresseurs de synthèse, ou annuler les effets de la pilule contraceptive ! Danger donc : avant de consommer les trésor de mère nature, parlez-en à votre médecin !

 Ceci étant dit, les avertissements ayant été dument faits, nous pouvons passer à l’étape suivante : celle des généralités sur la phytothérapie et ses dérivés actuels les plus fréquemment utilisés.

Dans cette rubrique « nature et équilibre », vous trouverez différents apports ayant trait à la phytothérapie et à l’aromathérapie, dans des domaines qui tous « tournent » autour de la santé mentale et de l’équilibre psychologique. Tisanes, vieilles recettes de « bonne fame » (et non pas de « bonne femme » !), huiles essentielles, aromatiques, de massage, etc…

 

Cette rubrique se voudrait être aussi une rubrique d’échange et de partage : n’hésitez pas, via les commentaires ou ma boite mail, à me transmettre, pour publication sur cette page, vos propres « trucs » et remèdes !

 

A très bientôt pour la suite !

 

Jean-Marie Demarque

Psychothérapeute – analyste.

Publié dans SANTE ET NATURE

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